Archive for November, 2009

Monaco 2029 : 55 propositions pour un nouveau modèle de développement

C’est lundi que le groupe de travail Monaco 2029 a présenté au Prince et au gouvernement son Livre Blanc. Un document de 50 pages qui analyse la situation actuelle de la Principauté pour penser et anticiper son futur. La méthode : un groupe de réflexion composé de spécialistes du monde économique et financier chargés de faire émerger des idées et des projets. Place ensuite à un comité de validation, composé du président et du vice-président du Conseil National ainsi que d’autres personnalités de références du domaine économique et financier. Leur conclusion ? Monaco doit changer. Le modèle qui lui a si bien réussi au cours des 50 dernières années, basé sur l’industrie, le luxe et le tourisme ne serait plus suffisant face au monde contemporain en perpétuelle et rapide évolution. Comme point de départ de leurs réflexions, le groupe s’est notamment appuyé sur le discours d’avènement du Prince Albert en 2005 qui a montré là tout son caractère visionnaire. Mais aussi sur le célèbre outil d’aide à la réflexion stratégique SWOT acronyme anglais pour Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats et qui résume l’état des forces, faiblesses, opportunités et menaces qui caractérisent Monaco. De là des débats riches et animés ont nourri les spécialistes, des acteurs des mondes économiques et sociaux ont été consultés, et les différents membres ont également, de façon plus informelle, échangé avec leurs propres relations afin d’alimenter leur pensée. « C’est forcement subjectif mais c’est important précise Bernard Pasquier, coordinateur du groupe de réflexion. Au final ce sont six axes stratégiques qui ont été identifiés correspondant à « des tendances lourdes » sur lesquelles la Principauté doit imaginer un nouveau modèle de développement. Pour chacun de ces axes, des propositions concrètes ont été imaginées. « Cela nous a permis d’illustrer ce à quoi nous avons réfléchi » glisse Jean Mendelbaum chargé de la coordination. Des propositions pas forcément réalisables mais qui donnent la direction à suivre.
Des idées et des projets
Alors ses grandes orientations quelles sont-elles ? La première s’est imposée physiquement : l’exiguïté du territoire. Une contrainte qui a forcé les souverains tels que Charles III ou Rainier III à imaginer une autre façon de se développer avec aujourd’hui la nécessité, plus évidente encore qu’avant, de favoriser les activités à très fortes valeurs ajoutées. Pour cela, des structures de financements efficaces, basées en Principauté, devraient être encouragées. Deuxième priorité : la meilleure implication des Monégasques et des enfants du pays dans la création de richesses: éducation, opportunités adaptées aux jeunes diplômés, incitation à un esprit plus entreprenarial etc, les propositions ne manquent pas. Autre base d’investigation, l’attractivité. La Principauté, de part son alignement progressif sur les standards internationaux va devoir se passer, entre autres, d’une partie de son activité offshore (par exemple les comptes basés à Monaco mais détenus par des personnes non-résidentes). Le groupe propose d’encourager la venue de nouveaux résidents fortunés qui s’impliqueraient plus dans l’économie du pays. Bref, un attrait autre que fiscal. Exemple de propositions concrètes : la création d’un Business Center reposant sur des technologies d’avant-garde, écologiques et fonctionnelles, susceptible d’accueillir des sièges sociaux d’entreprises de haute technologie. Autre axe d’analyse, l’extension de la zone économique monégasque en impliquant plus fortement les communes limitrophes. Un espace commun sous-exploité, susceptible d’accueillir d’avantage d’échanges et de richesses. Et pour éviter la saturation de l’espace, le télétravail pourrait être développé et facilité. Quatrième sujet de réflexion : la gouvernance. Mieux communiquer, faire en sorte que l’administration tout comme les banques soient à même d’accueillir de façon optimale les nouveaux arrivants ou encore favoriser l’émergence de structures garantissant une qualité « made in Monaco », telles sont parmi d’autres, les idées qui émergent. Enfin dernier sujet sur lequel s’est penché le groupe de réflexion : « quel modèle économique pour Monaco ? ». La réponse est plus un développement de la question même si les experts préconisent une plus grande liberté pour les entrepreneurs mettant en exergue la trop grande concentration de certaines activités, nuisible selon eux, à la concurrence et au dynamisme de la Principauté. Bref au final une somme de propositions pour nourrir et inspirer le débat. Certains points seront sûrement critiquables, discutables ou irréalistes mais les auteurs s’en réjouissent. Car leur but, c’est bien de susciter des échanges fructueux pour aider la Principauté à innover. C’est maintenant à l’exécutif d’exploiter ce concentré d’idées et de l’enrichir. Et comme le cite Stéphane Valeri à la fin de son introduction, Keynes formulait déjà la complexité des réformes en une phrase : « La difficulté n’est pas tant de développer de nouvelles idées que d’échapper aux anciennes ».

Le Livre Blanc de Monaco 2029 à télécharger en cliquant ici

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Grippe A H1N1 : Deux classes fermées au Cours Saint Maur


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Delphine Chanéac : la Frenchy donne la réplique à Adrien Brody

Enervante. Oui, Delphine Chanéac énerve parce qu’elle semble parfaite. Visage de poupée, yeux bleus immenses et corps de rêve, on se dit que la jeune femme doit bien avoir un point faible. Hautaine ? Non, même pas. La demoiselle balaye les préjugés sur les actrices et vous renvoie au visage son large sourire. Mais attention, derrière ce regard d’enfant se cache une femme déterminée et exigeante. Une brunette qui se dit parfois chiante et s’avoue un peu complexe. Naturelle, douce et accessible, Delphine charme les réalisateurs et le grand public. En pleine séance photo au bord de la piscine du Fairmont Monte-Carlo, elle s’amuse avec l’objectif, prend la pause sans interdits. Ses bottes cloutées révèlent son côté rock, sa minirobe en sequins ses airs de femme fatale. Une fois figée sur pellicule, la jeune femme nous a dévoilé sa vision de son métier, ses coups de cœur et son actualité chargée !
 
Monaco.mc : La comédie est un registre qui vous attire...
D.C : Oui beaucoup et j’ai attendu des années pour faire une comédie et pour la première fois M6 et la productrice Rose Brandford-Griffith m’ont offert un très joli rôle dans L’amour vache qui sera diffusée en janvier. Je suis ravie. Le scénario est formidable, l’histoire est drôle et bien ficelée. On aborde plein de thèmes. J’y ai rencontré Thierry Neuvic, un comédien formidable. Depuis le temps que je réclamais une comédie, c’est un beau cadeau. Je pense avoir un vrai potentiel de comédie et personne ne veut le voir. Dans Brice de Nice ou autre, ce n’est pas moi qui portais la comédie. Là, oui. J’interprète une nana bourgeoise, très parisienne qui débarque en Province et qui tombe amoureuse d’un paysan.C’est juste impossible pour elle ! Il a des botes en caoutchouc, elle lui faut ses Prada, ses Louboutin ! Mais au final, elle tombe amoureuse, elle va vouloir rester, mais sans se perdre. Tout d’un coup la « parigot » maquillée à outrance ne va pas devenir une paysanne. Elle s’adapte. Ce film écrit par Camille Pouzol est presque un sur-mesure pour moi !
 
Monaco.mc : Et ce n’est pas tout, vous serez à l’affiche en février prochain de Splice de Vincenzi Natali, le réalisateur de Cube
D.C : L’histoire, c’est que j’ai passé le casting un peu par hasard. Je m’étais présenté pour un autre film et j’ai commencé à dire que je faisais du karaté. La directrice de casting me dit : c’est marrant, il y a deux Canadiens qui débarquent à Paris et ils cherchent une nana un peu sportive. Mais je ne savais pas qui c’était, ni pour quel film. Le lendemain avant l’audition, je fumais une cigarette devant la Gaumont et je vois deux mecs qui s’avancent, habillés un peu différemment. Je me suis dis que ça devait être les Canadiens, mais sans reconnaître Vincenzo Natali. Et l’anecdote, c’est qu’eux en passant devant moi se sont dits : c’est peut-être la fille que l’on cherche depuis 8 ans au moment où le scénario a été écrit. Au final, j’ai été la première « casté » et celle qu’ils ont retenu. J’ai eu droit à une semaine de préparation physique très intense. Sinon le tournage s’est très bien passé, l’ambiance était très simple. Adrien Brody est un garçon charmant, un boute-en-train. Sarah Polley est plus discrète, délicate. C’était à l’américaine, sans hiérarchie. Je n’étais pas du tout la petite « frenchy », mise de côté. Les conditions de tournage étaient parfois difficiles. Il faisait -20 degrés, on avait de grosses journées et mon personnage est très complexe. C’est un film fantastique, c’est nouveau, mais très intéressant.

Monaco.mc : Et Verso qui sortira lui aussi en début d’année 2010 ?  
D.C : C’était très agréable à jouer. Je sortais du tournage de Splice. J’avais les cheveux rasés et c’était très intéressant d’interpréter un personnage très féminin. Ils ne se sont pas dit qu’avoir les cheveux très courts me rendait moins féminine. Au contraire. Je joue une prostitué, pleine d’assurance. Ça m’a fait du bien, c’est difficile de s’accepter avec les cheveux rasés.

Monaco.mc : Ce n’est pas tout, il y a la sortie de votre roman Ce qu’il reste de moi, vous y abordez deux thèmes parfois tabous ceux de la prostitution et de la sexualité.
D.C : La prostitution m’a toujours fasciné. Si cette prostitution est choisie, je me demandais comment peut-on choisir de faire ça. Pour l’argent, d’accord. Mais après, comment s’en sort-on par rapport à soi-même ? Je voulais comprendre comment on peut assumer à fond sa sexualité. Comment on peut arriver à des extrêmes et revenir à des choses très simples. Comme un flirt. Ça m’a passionné et j’assume le petit côté voyeur. J’ai rencontré plein de gens. Ils ne m’ont pas choqué, mais interloqué. Le livre parle aussi de la mémoire des corps. Admettons que demain vous perdiez la mémoire, est-ce que votre corps, vos sensations seraient capables de reconnaître quelqu’un que vous avez aimé ? C’est ce que j’essaye d’aborder au travers de la prostitution et de plein de parcours de vie qui s’entremêlent. Ça parle effectivement de sexualité, mais avec une écriture assez froide. J’essaye de montrer que l’on peut très bien en parler joliment, proprement. Je suis très pudique là-dessus. Et ce livre est aussi une histoire d’amour. Au final, j’ai réalisé que le regard des hommes et celui des femmes sur ce livre est très différent. Et son écriture m’a permis de me désinhiber dans le fait de parler de sexualité.
 
 
Pour acceder à son site Internet cliquez ici
 

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La serata di gala del MCFF della Commedia

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Séance publique du Conseil Communal ce mardi à 18h


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Palmarès du 9e Monte-Carlo Film Festival de la comédie!


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Hans Sylvester ou la photo peinture !

C’est en 2002 qu’Hans découvre l’existence de ces tribus. Parti à la base pour un reportage sur le berceau de l’humanité il n’imaginait pas une seule seconde rencontrer l’art à fleur de peau : « au départ mon introduction après d’eux a été complexe ! Il faut savoir que le seul objet moderne qu’ils possédaient c’était la Kalachnikov ! Ils ne connaissaient ni le miroir, ni la lampe de poche, ni la radio, n’avait aucune conscience de leur image et du monde qui les entoure » avoue t’il ! Le déclic est venu lorsqu’il s’est trouvé confronté aux dessins qu’ils arborent sur leur corps : « Ca m’a complètement fasciné ! Ces hommes si loin de nous et de notre civilisation capables de dessins si contemporains en quelques minutes. Il n’y a aucune signification, ce n’est même pas pour les grandes occasions qu’ils se parent de ces symboles. Non, c’est un jeu pour eux, ils peuvent en changer trois à quatre fois par jour comme nous nous changeons de jean ou de t-shirt ! »
Et l’effet fonctionne ! Avec un cadrage macro Hans Silvester fixe les corps colorés et l’effet tableau est saisissant, on a réellement l’impression d’être en présence d’une toile ! La matière jaillit, le moindre détail est rendu à la perfection. A base de terre, de cendre ou de pigments naturels, les Surma et Mursi maîtrisent leur art de bout en bout comme un acte social. Le regard d’Hans est clairement plastique, il photographie les dos, les seins, les sexes, les omoplates comme une œuvre à part entière. Un boulot qui relève de la passion doublé d’une patience et d’un respect le plus total pour ces tribus : « Je m’y rends trois fois par an durant un mois et demi. Je vis avec eux, je suis désormais accepté même si la communication est très compliquée. Leur rapport à la photo a changé. Ce sont des gens très beaux, très grands et lorsque je leur montrais mon travail ils pensaient que je me moquais d’eux parce que pour eux, se voir aussi petits en photos, c’était un manque de respect… Ils pensaient que je me moquais d’eux. Désormais nos rapports ont changé et j’ai même des amis là-bas ! »
Un travail fascinant traité avec humanité et amour. La beauté du cadrage, la force des dessins, la profondeur des regards tout est absolument divin dans l’œuvre d’Hans Silvester. Nous vous encourageons également à feuilleter le livre « les peuples de l’Omo » disponible dans la galerie Marlborough. Un recueil poignant sur ces œuvres mais également sur le mode de vie de ces peuples préservés de notre société… Passionnant !

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Valérie Mairesse jurée du Festival de la Comédie jouera Feydeau à Monaco

Monaco.mc : C’est votre première participation au Festival de la Comédie de Monte-Carlo, quelles sont vos impressions ?
Valérie Mairesse :
Les films en compétitions sont originaires d’Espagne, du Royaume-Uni, des Etats-Unis etc. C’est très intéressant de voir que chaque pays a une culture de la comédie qui lui est propre. On peut presque reconnaître la nationalité d’un film en fonction de ses codes humoristiques. Ça se ressent. Ici l’on parle de comédie, mais au sens large. Il y a de la comédie dramatique, romantique, burlesque.

Monaco.mc : Quelle est votre vision d’un tel festival ?
V.C :
C’est bien de faire des festivals pour la comédie, parce qu’on pense trop souvent que la comédie est un genre moins prestigieux alors qu’en même temps, c’est un registre très difficile. C’est très dur de faire une bonne comédie. On a 8 films à voir et ce n’est pas forcément 8 films réussis. L’utilité pour les long-métrages en compétitions, dans le cas où ils n’auraient pas une bonne distribution, c’est la reconnaissance et la visibilité que peut leur apporter le fait d’être primé. Pour les membres du jury, c’est de rencontrer des gens originaires d’un autre pays. Dans ce festival, on est deux Françaises et trois Italiens. J’y ai connu des gens que je n’aurais pas rencontré ailleurs. Je ne connaissais pas Delphine Chaneac, autre Française membre du jury, je suis ravie de la connaître. Ces échanges sont très enrichissants que ce soit au niveau personnel et professionnel.

Monaco.mc : Le cinéma comique a-t-il changé ces dix dernières années ?
V.M :
Oui bien sûr, il a évolué. Il a changé. Les comiques ne sont plus les mêmes déjà. La plupart des comiques que j’ai bien connus dans les années 80 ne sont plus parmi nous. Mais pas tous, bien sûr. D’ailleurs ça m’a fait très plaisir de voir Pierre Richard au festival, à Monaco, il est venu pour la projection de son dernier film Le bonheur de Pierre. Mais Bourvil, de Funès ou Coluche ont disparu. Maintenant, il y a de nouveaux comédiens. Et certains disent par exemple que Dany Boon est le nouveau Bourvil. Tout en changeant, en évoluant, même si les choses doivent aller plus vite, certaines choses restent les mêmes. Le rire, reste le rire. Ce sera toujours les tartes à la crème qui feront rires. Ceux qui ont inventé le cinéma, il y a des années utilisaient ces codes. Si vous passez ces vieux films à des enfants de 7-8 ans : ils vont rire!
Monaco.mc : Pensez-vous qu’il n’y aura plus de monstres sacrés ?
V.M :
Non, ces gens-là, du temps de leur vivant n’étaient pas des icônes. Louis De Funès n’était pas pris au sérieux de son vivant. Gerard Oury est mort, aujourd’hui tous ses films sont en quelque sorte devenus "culte", ils ne l’étaient pas à leur sortie. Ca met du temps. Pour qu’un film ou un comédien deviennent "culte", ils doivent réussir à durer dans les esprits.

Monaco.mc : Pour en venir à votre actualité, vous reviendrez en février à Monaco à l’affiche d’une pièce de Feydeau…
V.M :
Oui, ça s’appelle Chat en poche et je suis entourée sur scène par Jean Benguigui et Arthur Jugnot, entre autres. C’est un Feydeau donc il y a des tas de quiproquos. Et notamment sur le plan amoureux. Jean Benguigui est Monsieur Pacarel, il attend un ténor. Là, un jeune homme arrive, on le prend pour le ténor, mais pas du tout ! Il est amoureux d’une fille, mais une autre croit avec erreur que c’est d’elle parce qu’il se trompe de nom. Enfin, c’est une belle pagaille. J’interprète Amandine Landerneau qui est une femme à très forte poitrine, donc j’ai des faux seins accrochés dans ma robe. Elle croit que dès qu’un homme la voit, il tombe amoureux d’elle et donc elle croit que le ténor qui n’est pas ténor est amoureux d’elle ! Après l’avoir joué à Paris tous l’hiver dernier, on vient au Théâtre Princesse Grace à Monaco en février. Sur scène c’est merveilleux, le rire avec Feydeau, ce n’est pas un problème. Il avait tout compris de la comédie !

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Checco Zalone al MCFF della Commedia

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Checco Zalone al MCFF della Commedia

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Mister Bosso se raconte à Nice !

Monaco.mc : Quand on décide de parler de son enfance et de son adolescence, comment sélectionne-t-on les anecdotes ?
Patrick Bosso : C’est en fonction du thème que l’on choisit. J’ai pris comme point de départ une question que l’on s’est tous pris un jour dans la gueule, je dis « dans la gueule » parce que c’est parfois violent : « Mais qu’est ce que tu vas faire plus tard ? » Quand on est gamin, on ne sait pas toujours. On répond parfois sans y avoir réfléchi : majorette, pompier, boulanger… Je suis parti de ce constat et ensuite les souvenirs sont apparus naturellement.
 
Monaco.mc : Est-ce qu’il y a des choses qu’on ne veut pas raconter ?
P.B : Pas que pour ce spectacle. Sur scène, je m’efforce de dévoiler la face solaire des personnages. Là où il y a du soleil : il y a de l’ombre. Mais les gens sont là pour s’amuser, je présente tout de manière positive. Mais ce qui est certain, c’est que je n’ai pas grandi au pays des béni-oui-oui ! Si on lit entre les lignes, on comprend que sur le moment la situation n’était pas forcement drôle, mais comme souvent dans la vie ! Je pense que ce côté de mon histoire fera plutôt l’objet d’un bouquin. C’est différent de raconter les choses face à un lecteur, à une seule personne. Sinon, franchement, tout ce que je raconte dans le spectacle est vrai.
Monaco.mc : Vous pouvez nous en dire plus sur ce livre, une date de publication est déjà prévue ?
P.B : Non pas encore. C’est une chose à laquelle je pense sérieusement. J’y travaille déjà depuis un moment et j’espère qu’il sera publié, mais pour l’instant il n’y a pas d’échéance précise.
 
Monaco.mc : Etes-vous nostalgique de votre enfance et votre adolescence, une période que certains préfèrent oublier ?  
P.B : Je suis très très nostalgique ! Mais en même temps, je ne veux pas forcement dire que c’était mieux avant. Il y a des choses qui étaient mieux avant, d’autres pour lesquelles c’est le contraire. Il y a des moments que j’appréhende mieux à mon âge. C’est en ce sens que la vie est bien faite. Chaque âge, chaque période a ses bons côtés. Ce dont je suis nostalgique c’est l’insouciance que l’on a enfant et les gens de ma famille que j’ai perdu. Mais ce n’est pas douloureux parce que j’en fais des spectacles et tous ces êtres chers reprennent vie sur scène. Ce qui est positif c’est qu’avec le temps on ne les oublie pas. Au contraire, ils deviennent de plus en plus présents.
 
Monaco.mc : En parlant de souvenirs, pouvez-vous nous raconter votre escapade aux Etats-Unis, un Marseillais aux USA, ça donne quoi ?
P.B : Je suis parti avec mon cousin et je pense que d’où que l’on vienne, s’envoler aux Etats-Unis à 19 ans, sans parler un mot d’anglais : c’est une aventure ! Et là-bas Marseille, ils s’en foutent royalement ! Mais justement le but était de s’échapper de la famille, de nos habitudes et de Marseille. Sortir de notre routine et se retrouver confronté à des gens différents, à une culture différente. Tout le monde devrait faire ça avant d’entrer dans la vie active. J’ai travaillé dure pour économiser et m’acheter des dollars. Je ne suis pas parti à Columbia University ! J’ai dormi dans des gares, c’était parfois la galère, mais j’ai rencontré des gens magnifiques. Je le dis souvent, si je suis né civilement en 1962, je pense être vraiment né en 1984 après ce voyage !

Monaco.mc : Vous retrouvez le Sud, est-ce que l’on adapte son spectacle quand on vient jouer dans sa région ?
P.B : Je raconte une histoire pendant une heure et demi, c’est très écrit. Il n’y a pas de place pour l’improvisation. Après, c’est vrai qu’au rappel je m’amuse un peu. Mais le spectacle est une histoire. Les gens rient d’une situation, d’une moue, de ma mère, de mes collègues, de mon père, de moi ! Et la force de ce spectacle est là. Chacun se retrouve dans mes personnages. Le public voit le fil de sa vie défiler au travers de la mienne. Par contre, un jour je pense que je ferai un spectacle que je ne jouerai peut-être qu’à Marseille. Là je pourrai me permettre de faire des allusions que seul un Marseillais pourra comprendre, avec des noms de rue etc… Mais « La courte échelle », je l’ai voulu universel.
 
Monaco.mc : Et sinon quels sont vos projets ?
P.B : Aller sur les routes jusqu’en décembre 2010 avec ce spectacle et c’est déjà beaucoup ! Ensuite, je travaille à l’écriture d’un film avec le réalisateur Philippe Carrese. Et il y a l’écriture du livre, la lecture des scénarios qu’on me propose... Mais là, ma principale activité et ce n’est pas rien : c’est le spectacle.
 
Monaco.mc : Pouvez-vous nous en dire plus sur ce scénario ?
P.B :C’est tôt. Franchement, c’est tôt, on vient à peine de sortir les gommes et les crayons ! La peinture elle n’est pas sèche, après si je vous en parle et qu’à la place d’un platane je mets un palmier, vous allez être déçu !
 
Monaco.mc : Si vous pouviez incarner un super-héro au cinéma, lequel choisiriez-vous ?
P.B : Mon père.
 
 
Visualisez toutes les dates de la tournée en cliquant ici
 
 
 
 

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Réouverture partielle du parking de la Colle


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Les fêtes arrivent, le Monte-Carlo Gastronomie aussi !

Tout comme les fêtes, le salon Monte-Carlo Gastronomie fait parti des incontournables de la fin d’année en Principauté. Une fourmilière gustative, proposant tout ce qui est possible d’affoler nos papilles. Cette année encore, les gourmands seront gâtés. Le thème de cette 14ème édition : entre terre et mer. Un hommage aux produits de la chasse et de la pêche. Fumets subtils des chairs tendres des poissons, richesse gustative des crustacés ou encore caractère du gibier, les saveurs authentiques seront les stars. Que ce soit des quatre coins de l’Hexagone, de chez nos voisins Italiens ou pourquoi pas d’Allemagne ou de Madagascar, les idées ne manqueront pas pour ravir vos convives ou peut-être plus simplement pour vous faire plaisir ! Mais que les tenants de la tradition se rassurent, les grands classiques seront aussi de la partie. Foie gras fondants, luxueux caviar à déguster à la louche, volailles et cochonnailles à la saveur made in qualité. De la bonne bouffe bien de chez nous qui puise sa force dans sa simplicité. Impossible bien entendu de faire l’impasse sur les boissons : les grands crus et champagnes prestigieux couleront à flots dans vos verres et dans vos coupes. Autre bonne raison pour faire un saut au Monte-Carlo Gastronomie, les animations. Tout au long des quatre jours, de nombreux partenaires feront montre de leur talent en invitant leurs meilleurs chefs pour des démonstrations culinaires, rivalisant d’originalité pour les menus de fêtes. Confit de queue de bœuf au Chinon et violette, Crêpes hawaïennes avec crème pâtissière et morceaux d’ananas, flambées au cognac ou encore millefeuille d’espadon aux baies roses, petite salade de fenouil croquante, huile de basilic parfumée au gingembre font parties des innombrables recettes qui seront expliquées par les maestro de la cuisine de la région. Le détail des animations et leurs horaires en cliquant ici. Bref cette année encore, vous n’avez aucune raison de ne pas aller flâner dans ce salon culinaire, temple du bon goût !

Plus d’infos :
Du 27 au 30 novembre, Espace Fontvieille.
Entrée gratuite en semaine, 5 euros le week-end,
Entrée gratuite pour les - de 12 ans
Forfait parking : 3,5 euros pour une durée de 3 heures

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Le maire de Beausoleil, Gérard Spinelli, écroué


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Monaco-Montpellier grippé !

Le match Monaco-Montpellier de samedi va être reporté vraisemblablement au 13 janvier, étant donné que trois joueurs montpelliérains ont été diagnostiqués positifs à la grippe H1N1. « Compte tenu des résultats des analyses, et afin d'éviter la contagion, la Commission d'Expertise Médicale a recommandé le report du match ainsi que l'isolement de l'ensemble des joueurs et du staff technique du Montpellier Hérault SC pendant 72 heures minimum, soit jusqu'à lundi matin », annonce la LFP dans un communiqué. Une annonce qui laisse coach Lacombe dans le scepticisme : «Je n'ai pas trop d'état d'âme, c'est un fait, on ne peut rien y faire (...) Dès lors qu'il y a eu un précédent avec Marseille-Paris SG, ce sera le cas à chaque fois qu'il y a trois joueurs touchés», a-t-il déclaré aujourd’hui. Par ailleurs, l'ancien coach du PSG s'est dit «un peu étonné que le match soit reporté car il me semble bien que l'UEFA avait donné comme directive de jouer les matches tant que les effectifs étaient suffisants».
Mais la LFP a tranché et il semble bien que la directive de l’UEFA ne pèse pas réellement lourd contre la protection sanitaire exacerbée dont fait l’objet la L1. Positivons  cependant, ce report de rencontre pourra laisser un peu plus de temps aux blessés ou aux convalescents pour préparer au mieux le prochain déplacement à Valenciennes ! Les Nordistes dans une forme étincelante seront un obstacle de taille pour les hommes de Lacombe. Mieux vaut donc disposer de son effectif au complet et de ses joueurs clefs. Nous parlons bien évidemment du retour tant attendu de Nenê qui, avouons-le, apporte un réel plus au collectif du Rocher. Ceci dit, la date du 13 janvier est déjà avancée pour la rencontre face à Montpellier. Les deux équipes n’étant plus en course pour la Coupe de la Ligue la date semble donc idéale !

Plus d’info :
Téléchargez le communiqué officiel de l’ASM ainsi que les modalités de remboursement en cliquant ici

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Succès pour la carte couplée “parking / bus”


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David Reinhardt, fils et petit-fils prodigue

Mercredi soir, le swing manouche était à l’honneur à l’Opéra dans le cadre du Monte-Carlo Jazz Festival. Les plus illustres représentants de cette famille avaient répondu présents pour participer au spectacle monté par le guitariste Angelo Debarre. Thomas Dutronc ou Didier Lockwood étaient de la fête, mais aussi David Reinhardt, petit-fils de l’inventeur de ce jazz sautillant et mélodique. Rencontre filmée.

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Peace & Sport : Athlètes et hauts dignitaires se mobilisent

« Le sport permet d’aller à la rencontre de l’autre, dans un esprit de respect mutuel, de tolérance et de loyauté, et de dépasser ainsi la peur et les préjugés qui sont souvent à la source des conflits qui endeuillent notre planète ». Cette phrase prononcée par le Prince Albert à la tribune de la cérémonie d’ouverture de Peace & Sport résume bien l’esprit de ce forum international. Son Président fondateur, Joëlle Bouzou a rappelé sa volonté d’utiliser la force du sport pour construire une vie meilleur, instaurer une paix durable et pour cela il mobilise sportifs et partisans de la paix autour de projets communs. Il note qu’ils ont de grandes responsabilités sur les épaules. Ancien sportif de haut niveau et médaillé olympique, il ajoute que l’on peut toujours faire mieux. Amir Dossal, directeur du bureau des Nations Unies pour les partenariats, Frederico Mayor, Président de la fondation d’une culture pour la paix, le Prince Nawaf Faisal Fahd Abdulaziz, membre du CIO et vice-président en charge de la jeunesse au Royaume d’Arabie Saoudite ont rappelé la nécessité d’engagement. Ces hauts responsables politiques et sociaux se sont succédés à la tribune et ont évoqué le besoin crucial de voir un nombre croissant de nations et de personnalités sportives et politiques s’engager à leur tour. La secrétaire d’Etat aux sports française, Rama Yade a réaffirmé « qu’estimer que le sport n’est pas un outil politique revient à ignorer qu’il est en réalité l’un des meilleurs outils de propagande des droits de l’Homme ». Elle a également abordé le sujet des financements innovants avant d’ajouter que « chaque événement sportif peut donner vie à une initiative liée aux droits de l’Homme ». Et ne pas oublier de travailler avec l’appui des associations locales. « Le sport est politique et universel », a terminé la secrétaire d’Etat. Le Président de la République de Slovénie, Danilo Türk a quant à lui proposé d’organiser le forum Peace & Sport en 2012 en Slovénie. Il a également déclaré être fier que la Coupe du Monde se déroule en Afrique du Sud et fier des engagements pris par son pays à Gaza. Et il a réaffirmé son implication et sa volonté de voir le monde entier œuvrer ensemble au service de la paix.

Les athlètes deviennent des champions pour la paix
Ce sont ensuite les sportifs qui ont pris la parole. Christian Karembeu, champion du monde de football, Yelena Isinbayena, recordwoman en titre du saut à la perche, Paula Radcliffe, véritable légende du marathon, Sergey Bubka, champion olympique et champion du monde de saut à la perche ou encore les locaux Pierre Frolla, recordman du monde d’apnée libre et Daniel Elena, copilote de Sébastien Loeb six fois champion du monde de rallye sans oublier Chris Waddell le skieur le plus décoré de toute l’histoire des Jeux Paralympiques. Ils ont tous pris la pose face aux objectifs avant d'expliquer leur engagement. Certains se sont déjà déplacés sur les lieux des conflits, d’autres se préparent à partir. Pour Christian Karembeu devenir un champion pour la paix est « une responsabilité civile, civique et citoyenne. Le sport est un merveilleux outil d’éducation, d’insertion sociale et permet de s’ouvrir spirituellement et de se respecter ». Cette 3e édition du Forum international Peace & Sport est donc officiellement ouverte. Jusqu’à vendredi des conférences et des ateliers vont avoir lieu. Et c’est jeudi que la cérémonie de remise des Peace & Sport Awards sera célébrée lors de la soirée de gala du forum international à l’Hôtel de Paris en présence du Prince Albert et de plus de 300 décideurs du monde du sport et de la paix. Rappelons que ces trophées récompensent les initiatives ayant particulièrement contribué à la paix et à la stabilité sociale dans le monde grâce au sport. Les lauréats sont porteurs de projets emblématiques de ce que le sport peut accomplir pour recréer des liens entre communautés divisées ou opposées. Cela méritait d’être salué.
 
 

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Décès d’Elizabeth-Anne Kelly Levine


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Parlement des petits états d’Europe : 2 jours fructueux…

Petite piqûre de rappel, cette conférence interparlementaire, lancée voici quatre ans, à Monaco, à l’initiative du Conseil National, a pour but de renforcer les liens entre les petits Etats d’Europe et d’adopter entre leurs Parlements des positions communes, en vue notamment de coordonner leurs interventions et leurs votes dans les différentes instances parlementaires internationales. Cette quatrième édition, qui s’inscrivait dans la suite des discussions de la troisième conférence tenue l’an dernier au Liechtenstein, a été l’occasion de confronter les idées et les expériences sur trois nouveaux thèmes d’intérêt commun : les conséquences de la crise économique pour les petits Etats, leur rôle dans la défense du droit international et la lutte contre l’immigration illégale.
Cette conférence a été marquée par des échanges particulièrement interactifs et fructueux entre les Présidents de Parlements des 9 petits Etats participants (Andorre, Chypre, Islande, Liechtenstein, Luxembourg, Malte, Monaco, Monténégro, Saint-Marin), qui ont tous répondu présents. Une rencontre a par ailleurs eu lieu, en marge de la Conférence, avec S.E. le Président de la République de Chypre, M. Demetris Christophias, qui a reçu les présidents de parlement en audience, au palais présidentiel. Le Chef de l’Etat chypriote s’est notamment félicité de l’organisation de rencontres, désormais régulières, entre les Parlements des petits Etats et a présenté aux élus le problème de la partition de l’ile et les négociations en cours entre chypriotes grecs et turcs pour aboutir à un Etat unitaire. Dans la déclaration finale adoptée par l’ensemble des 9 délégations présentes, les Présidents des Parlements des petits Etats ont tenu à réaffirmer leur volonté de renforcer leur coopération. Ils ont souligné les efforts importants accomplis par leurs pays en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et pour renforcer la coopération internationale en matière d’échange d’informations fiscales. Ils ont également rappelé le droit de chaque nation à décider souverainement de la politique fiscale pour ses résidents, dans le respect des traités et conventions internationales et à cet égard ont dénoncé les attaques injustes, car ne tenant pas compte de la réalité objective, que les petits Etats subissent alors qu’ils ne sont en rien responsables de la crise financière internationale. En outre, ils ont réaffirmé leur détermination à défendre leur indépendance et leurs spécificités, dans le respect des principes du droit international. Ils ont constaté, enfin, les avancées d’ores et déjà réalisées par les petites nations pour être exemplaires dans la promotion de valeurs universelles et humanistes, telles que la défense des droits de l’homme, le renforcement du lien social entre leurs citoyens, la solidarité internationale vis-à-vis des pays les moins avancés et la protection de l’environnement, domaine où la délégation monégasque a rappelé, que grâce à l’action du Prince Albert II, la Principauté de Monaco joue un rôle de premier plan. Les 9 Présidents se sont donnés rendez-vous l’an prochain à Luxembourg pour la cinquième édition de la conférence.

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